L’actualité du moment – Atelier Arcadie à Bordeaux

Lier la ville à son site

Réaménagement et revitalisation du quartier du passage au centre bourg de Fumel

« Observer la situation de façon détachée de manière à cerner clairement son rôle, l’intérêt du site et son objectif : désartificialiser.« 

Processus de renaturation

Changer le regard sur Fumel consiste à révéler le site de la ville, ses histoires mais aussi les transitions contemporaines impulsées par la transition écologique et économique du territoire.


Le site s’appuie pour l’essentiel sur les paysages pittoresques du Lot.


En Lot et Garonne, Fumel représente le seuil d’entrée dans la séquence pittoresque de la rivière caractérisée par les Puechs, la roche sous la forme de falaise et le début d’une rivière « sauvage » marquée par une ripisylve dense. Ce seuil à l’échelle géographique se joue aussi dans l’espace urbain au contact du quartier du passage ; passage entre les 2 rives mais également passage entre la ville basse et la ville haute.


Considérer l’amplitude topographique dans le projet met en jeu la question de la lisibilité de la roche, la redécouverte du site en rive du Lot. Le seuil du quartier du passage représente un transect sur le paysage propice au développement d’une végétation naturelle qui s’étend de cortèges alluviaux jusqu’à des possibilités de cortèges xérophiles.


Pour parvenir à mettre en lumière les caractéristiques du site, le projet développe un travail de désartificialisation, dépollution et renaturation. Le projet repose sur le nivellement pour retrouver le niveau alluvial du plateau de la gare remblayé au XIXème siècle.


Cet ancrage du projet dans l’identité du socle paysager de la rivière nous engage à déployer des processus de renaturation qui se concrétise par des actions d’aménagement et de gestion pour permettre la reconquête des espaces par la vie biologique.

La composition, une récurrence : « Point et ligne sur plan »

 » Des oppositions et des contradictions – voilà notre harmonie. » – Vassili Kandinsky, Du Spirituel dans l’art, 1912

Transformer l’espace… Point de départ d’une composition en lien avec ses tracés historiques, fondement d’une conservation inventive du lieu, renforcer les géométries.

Du champ de foire au canal

Aménagement d’une place en cœur de village – Secteur Mairie

« Lagruère c’est d’abord un territoire de Garonne, un fleuve approprié au travers du Port des rêves support de nombreuses rencontres. C’est aussi une série de villages essaimés le long du canal. »

Une place perméable

Aménagement et revitalisation du cœur de bourg

« Lorsqu’un orage s’abat sur un demi-hectare, c’est près de 150 m3 d’eau qui s’écoule dans des tuyaux alors que la terre reçoit et infiltre au plus profond d’elle-même, régule les régimes hydrauliques et remplis les nappes phréatiques…« 

Une place verte unitaire, le pari du 21ème siècle

L’absence de limites agrandit l’espace, libère les usages, renforce l’identité, dépasse les habitudes.


Nous vivons une transition écologique globale dont la prise de conscience se développe depuis plus d’une dizaine d’années au travers des sujets inhérents aux ressources de la terre, de l’eau, de la biodiversité et maintenant du climat. Cette transition n’échappe pas aux projets d’aménagements d’espaces publics.


No limit, c’est d’abord un projet qui vise à reconsidérer notre façon de fabriquer l’espace public : végétaliser, infiltrer, hiérarchiser la place de l’homme et de la machine. A contrario, nous mettons de côté, autant que possible, les habitudes d’aménagement du 20ème siècle : minéraliser, canaliser, configurer l’espace uniquement pour la voiture.


La prise de conscience des enjeux environnementaux et climatiques permet aujourd’hui de penser la place du village de Monbahus comme un espace unitaire dédié au piéton, vert et perméable.


Lorsque la température de l’air est de 35°C, le goudron fond, l’herbe ne sèche pas mais transpire … Lorsqu’un orage s’abat sur un demi-hectare, c’est près de 150 m3 d’eau qui s’écoule dans des tuyaux alors que la terre reçoit et infiltre au plus profond d’elle-même, régule les régimes hydrauliques et remplis les nappes phréatiques…


Nous avons fait ce choix de déployer un dispositif technique structurel, carrossable, perméable et végétalisable. A partir d’une dalle béton ajourée nous souhaitons restituer une place unitaire perméable à hauteur de 40% de son emprise.

Trame verte et PNU

Réaménagement et revitalisation du quartier du Passage au centre bourg de Fumel

« 5.3 hectares, une désartifialisation de 50% au bénéfice des sols et de la biodiversité. »

La permaculture, comment ça marche ?

« Bien que les problèmes du monde sont de plus en plus complexes, les solutions restent d’une simplicité embarrassante. » Bill Mollison

« Tester un potager en terrasses en couvrant le sol, sans désherber, sans traiter, sans arroser …. Point de départ des techniques à mettre en œuvre » Fernand POUILLON, « Les Pierres sauvages » – 1964

Champs de foire : une place perméable

Aménagement et revitalisation du cœur de bourg

« Lorsqu’un orage s’abat sur un demi-hectare, c’est près de 150 m3 d’eau qui s’écoule dans des tuyaux alors que la terre reçoit et infiltre au plus profond d’elle-même, régule les régimes hydrauliques et remplis les nappes phréatiques…« 

Réinventons la ruralité


L’espace rural est sans doute la société locale qui peut initier une logique environnementale vertueuse au travers de son aménagement. Le bon sens paysan d’avant la reconstruction avait façonné des paysages « intelligents » pour gérer le territoire agricole grâce aux activités humaines. C’est dans l’espace rural que l’on peut aujourd’hui plus facilement perdre un peu de confort superficiel pour gagner en confort de vie pour les générations à venir.

Notre première rencontre a permis de constater qu’un cap décisif est proposé au travers de l’élaboration du PLU avec des choix politiques orientés sur un renouvellement en profondeur des modes d’occupation et de vie à Lagruère. Au travers de ce projet, nous devons concrétiser cette volonté de renouvellement de la vie rurale au travers d’espaces publics ancrés dans les transitions écologiques, fonder des espaces publics qui deviendront le support d’une économie locale vertueuse entre agriculture biologique, vie locale et tourisme.

NATURE EN VILLE ET VILLE EPONGE

Réaménagement et revitalisation du quartier du passage au centre bourg de Fumel

« La conséquence de l’artificialisation est une perte d’autonomie du système vivant qui assure pourtant notre santé. Notre mission est donc de revoir l’aménagement du territoire en profondeur et de renforcer la nature partout où cela est possible. »

Autonomie du système vivant


Le renouveau de la ville dans ce projet s’ancre sur l’idée simple de réintroduire les logiques de la nature dans l’espace urbain. Renouveler la ville par le végétal sous-entend d’aller à la conquête d’espaces minéraux stériles et vraisemblablement pollués pour glisser des logiques paysagères et naturelles.


3 principes pour y parvenir : désartificialiser, reconstituer des sols dans l’espace public par le génie écologique, planter dans des logiques de milieux.


La désartificialisation repose sur l’ambition de porter le taux de perméabilité de 20% à 50 % sur le périmètre du projet.
Tous les choix d’aménagement sont guidés par cette volonté de changer l’image de la ville par le végétal. Cette idée simple nous oblige à introduire des processus de reconquête de la nature en ville et suppose d’assumer une esthétique environnementale du projet et une gestion adaptée.

Jardins des Pierres sauvages – une expérimentation

En prenant le temps de s’impliquer avec la nature, il est possible de concevoir des solutions adaptées à chaque situation.

« Mise en place d’une gestion différenciée du site, …. Point de départ du Jardin des «Pierres sauvages »  » – Fernand POUILLON, « Les Pierres sauvages » – 1964